On parle d’amour.
Mais on parle peu de ce qu’on lui demande de réparer.
Cliniquement, ce que l’on appelle amour est souvent une demande adressée à l’autre pour calmer une angoisse, combler un manque, réparer une faille ancienne.
Ce n’est pas de l’amour.
C’est une attente.
Aimer pour être sauvé n’est pas aimer.
C’est déplacer sur l’autre la charge de sa propre histoire.
Aucune relation ne peut tenir sous le poids d’une réparation attendue.
L’amour adulte commence là où la demande cesse d’être exigence.
Là où chacun accepte de répondre de ce qui lui appartient.
L’autre n’est ni un parent,
ni un thérapeute,
ni un garant de stabilité psychique.
Il ne fait pas mal par essence.
Il révèle.
Et ce qui se révèle
est précisément ce qui demande à être travaillé.