Anatomie d’un amour adulte

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Aimer de façon adulte :
le difficile acte de se regarder dans le miroir.

Aimer de manière adulte est un exercice qui exige beaucoup d’honnêteté intérieure.

Il est facile de pointer du doigt, d’énumérer ce qui manque chez l’autre, d’exiger que l’autre soit présent, réciproque, profond…

Ce qui est vraiment difficile, c’est de reconnaître que nous sommes aussi ceux qui échouent à offrir ce que nous exigeons tant.

L’amour immature veut ressentir.
L’amour adulte, lui, sait qu’il faut construire.

Et toute construction exige toujours trois éléments des deux côtés :
la maturité, la croissance et la disponibilité émotionnelle.

Tim Keller disait :
« Aimer, c’est donner à l’autre le pouvoir réel de nous blesser et lui faire confiance pour qu’il ne le fasse pas. »

Dans l’amour, affronter qui nous sommes et ce que nous devons devenir est encore plus complexe, car l’autre devient un miroir inévitable.

Tout ce que nous ne résolvons pas en nous, tout ce que nous évitons de voir, tout ce que nous laissons sans guérison… apparaît là, sans filtre, dans chaque relation.

Le problème n’est pas d’aimer,
mais la raison pour laquelle nous aimons.

Nous parlons beaucoup de ce que nous voulons recevoir, n’est-ce pas ?
De la tendresse, de la validation, de la constance, de la priorité, de la sécurité, de la présence.

Mais lorsque nous donnons, parfois nous donnons de la mauvaise manière…
non par amour, mais par peur ;
non par maturité, mais par manque ;
et non par don de soi, mais pour guérir une blessure ancienne à travers l’autre.

Simone de Beauvoir disait :
« Aimer, ce n’est pas se réfugier dans l’autre, mais grandir à ses côtés. »

C’est exactement cela.

Mais beaucoup tentent de transformer l’amour en abri contre de vieilles douleurs, espérant que le présent guérisse le passé.
Et cela ne fonctionne jamais.

« Aimer, c’est toujours être vulnérable. »

Et la majorité des personnes essaient d’aimer sans vulnérabilité, sans courage, sans engagement réel, cherchant seulement une anesthésie émotionnelle.

Lorsque nous aimons comme une fuite, comme une compensation ou comme un substitut affectif, nous tombons inévitablement dans l’illusion que l’autre doit nous sauver.

Mais personne ne peut sauver quelqu’un qui refuse de prendre la responsabilité de son propre chaos.

Comprenez ceci…

Il n’y a pas de changement sans autocritique, sans reconnaître ses erreurs, sans affronter son propre impact, sans abandonner les justifications fabriquées pour préserver un ego fragile.

Albert Camus disait :
« La véritable générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent. »

Et cela vaut aussi pour l’amour.

Il n’existe pas d’avenir sain lorsque le présent est évité, masqué.

Aimer vraiment exige ce courage.

Cela exige d’enlever l’armure,
de déconstruire la défensive,
d’abandonner les masques narratifs du
« je suis comme ça »,
qui ne sont rien d’autre que des stratégies de fuite émotionnelle.

Attendre que l’autre change sans qu’il le veuille
est une espérance infinie… sans date d’expiration.

Et, comme le disait Fernando Pessoa :
« Il arrive un moment où il est nécessaire
d’abandonner les vêtements usés
qui ont déjà pris la forme de notre corps. »

Cela signifie abandonner les vieux schémas,
les vieilles justifications,
les anciennes fuites.

Aimer vraiment est une œuvre commune,
jamais un travail solitaire.

Deux adultes avançant dans la même direction.
Deux cœurs disposés à se revisiter.
Deux consciences prêtes à évoluer.

Tout le reste n’est que fantasme,
projection ou blessure
cherchant à trouver refuge.

L’amour ne grandit que là
où l’ego diminue.

LES ATTENTES D’UNE THÉRAPIE

Une thérapie ne se résume pas au fait de parler.  Cela aide, mais ne suffit pas. Un thérapie implique réflexion, changements de comportements, inconfort et entrainement en dehors des séances. Je me soucie de vous et cela ne vas pas sans que je puisse vous confronter. Le vrai souci n’est

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