Machado de Assis, écrivain brésilien du 19ème siècle a écrit, avec une pointe de cruauté, propre à ceux de quelqu’un qui comprenait les contradictions humaines: « il y a de choses que, pour être pleinement possédées, doivent être perdues. »
Il y a des amours que nous n’appartiennent tant qu’il demeurent dans le champ où l’on ne le vit pas car la réalité, avec son inévitable imperfection, ne serait capable de supporter la pureté de ce quoi nous imaginons.
Vous n’êtes pas parti.e par faute de sentiments. Vous êtes parti.e parce que vous aviez trop de sentiments et cette fois-ci vous avez choisi de ne pas vous abandonner pour rester avec quelqu’un.
C’est le deuil le plus solitaire de tous. Le deuil de quelqu’un qui a perdu non pas une personne, mais une possibilité.
Le deuil de quelqu’un qui a du sauver sa propre vie, renonçant à la seule chose qui, durant un bref instant, lui ai fait se sentir complet.e
Et combien c’est douloureux de savoir que, à un endroit à l’intérieur de vous cette histoire-là continue d’exister, intacte, à vivre une vie que vous n’avez jamais pu vivre.