Lacan :
Pour leur apprendre à compter jusqu’à trois.
UN, l’Imaginaire
Le Un, c’est :
- fusion
- illusion de complétude
- narcissisme
- « moi et l’autre ne faisons qu’un »
C’est ici que naissent :
- les amours infantiles
- les relations symbiotiques
- la violence lorsque l’autre se sépare
Celui qui ne compte que jusqu’à un :
- confond l’amour avec la possession
- vit la différence comme une menace
- la séparation comme une attaque
DEUX, le Symbolique
Le Deux introduit :
- la différence
- le langage
- la loi
- la séparation
Ici, le sujet commence à comprendre :
- moi ≠ l’autre
- désir ≠ besoin
- amour ≠ contrôle
Mais il subsiste encore un risque :
le deux peut devenir opposition, conflit rigide, guerre de pouvoir.
TROIS, le Réel
Le Trois est le point le plus difficile.
Il introduit :
- le manque
- l’impossible
- ce qui ne se résout ni par l’amour, ni par la loi
C’est lorsque le sujet reconnaît que :
- il n’y a pas de complétude
- il n’y a pas de rapport sexuel (au sens lacanien)
- il n’existe pas d’Autre qui garantisse tout
Compter jusqu’à trois, c’est supporter le manque sans violence.
Pourquoi cela prend-il du temps en analyse ?
Parce que le sujet arrive en analyse :
- collé à l’Imaginaire
- demandant fusion, sens total ou réparation
- voulant des réponses toutes faites
L’analyse n’offre pas cela.
Elle décolle, frustre, introduit un intervalle.
Apprendre à compter jusqu’à trois, c’est :
- sortir de la demande infantile
- traverser le narcissisme
- accepter la castration symbolique
Cela ne s’apprend pas rapidement.
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**Pourquoi une psychanalyse prend du temps ?
Comprendre le travail analytique… même en téléconsultation**
Beaucoup de personnes s’interrogent : pourquoi une analyse dure-t-elle parfois longtemps ?
À l’ère de l’immédiateté et des solutions rapides, la psychanalyse peut sembler à contre-courant. Pourtant, ce temps n’est ni arbitraire ni excessif : il correspond au rythme nécessaire du sujet pour se dégager de ses impasses psychiques.
De l’Imaginaire au Réel : ce que le temps permet en analyse
En psychanalyse d’orientation lacanienne, le sujet arrive souvent en consultation — en cabinet ou en téléconsultation psychologique — pris dans une demande de fusion, de réparation ou de réponses immédiates.
1. L’Imaginaire : la quête de complétude
Au départ, le sujet est souvent enfermé dans :
- des relations fusionnelles
- une confusion entre amour et possession
- une difficulté à tolérer la séparation
C’est le registre de l’illusion de complétude : « l’autre devrait me combler ».
Ce mode de fonctionnement génère dépendance affective, conflits et souffrance.
2. Le Symbolique : introduire la différence
Le travail analytique permet progressivement :
- l’introduction de la parole
- la reconnaissance de la différence entre soi et l’autre
- la distinction entre désir et besoin
C’est à ce niveau que la téléconsultation en psychologie montre toute son efficacité : la distance physique soutient parfois la mise en mots, l’élaboration psychique et l’instauration du cadre symbolique.
3. Le Réel : accepter le manque
Le point le plus délicat du travail analytique est l’accès au Réel :
- reconnaître qu’il n’y a pas de complétude
- accepter qu’aucun autre ne garantisse tout
- supporter le manque sans violence
Ce travail ne peut être précipité. Il nécessite du temps, des séances régulières, et un cadre fiable — que ce soit en présentiel ou en téléconsultation psy sécurisée.
Pourquoi l’analyse ne donne pas de réponses toutes faites
Contrairement aux approches centrées sur la solution immédiate, la psychanalyse :
- ne promet pas de réparation rapide
- ne propose pas de mode d’emploi universel
- ouvre un espace de parole singulier
L’analyse introduit un intervalle, une coupure, qui permet au sujet de se dégager de la répétition et de retrouver une position plus libre face à son désir.
Un travail en profondeur, à votre rythme
Apprendre à « compter jusqu’à trois » en psychanalyse, c’est :
- sortir de la demande infantile
- traverser le narcissisme
- accepter la castration symbolique
Ce processus ne s’enseigne pas rapidement.
Il se travaille, séance après séance, dans un cadre thérapeutique stable — y compris en téléconsultation.