Partir n’est pas sans douleur mais rester aurait couter davantage. La fin est douloureuse car elle représente la perte de quelque chose qui avait une sens. Cependant, rester reviendrait à exiger de continuer à ignorer vos propres nécessités, étouffant mal êtres et apprenant à vivre dans un endroit où vous ne vous sentiez plus entier.
Continuer à aimer, mais comprenant que l’amour n’est garantie de sécurité. L’amour est essentiel mais insuffisant s’il n’y a sécurité, réciprocité et soin.
Il est possible d’aimer profondément quelqu’un e pourtant reconnaître que rester serait une façon de s’abandonner.
Éprouver le manque mais ne pas souhaiter revenir. Vos sentez le manque des petites habitudes partagées, de la familiarité d’avoir quelqu’un là. Mais vous n’éprouvait pas le manque de ce qui vous a blessé, de ce qui vous a diminué ou de ce qui vous a fait douter de votre propre paix. Il ne s’agit pas de manquer la souffrance mais de ce, qu’à un moment donné, a aussi été un abri.
Imaginer comment ça aurait pu être, dans le même temps où vous apprenez a accepter ce qui fut. L’imagination crée des jolis versions, plus faciles, plus possibles. Or, la réalité est le seul espace où la guérison peut advenir. Accepter n’est pas être d’accord, c’est cesser de luter contre ce qui a déjà eu lieu.
Eprouver de la tristesse et dans le mêle temps, du soulagement. La tristesse vient de la perte. Le soulagement vient de la fin de tension constante, de l’effort de soutenir quelque chose qui ne se soutenait plus seule. Le soulagement est le signe que, à un niveau donné, vous avez choisi vous-même.
Affronter la solitude mas aussi retrouver sa propre paix. L’absence de l’autre vous expose à des silences, de routines vides et des nouveaux espaces. Mais aussi, cette absence vous restitue vous à vous-même. Avec le temps, ce qui semblait être du vide commence à se transformer en liberté.
Encore ressentir quelque chose, tout en sachant qu’il ne s’agit plus de l’endroit où vous appartenez. Vous pouvez continuer d’éprouver de tendresse et même d l’amour. Or, la maturité émotionnelle consiste à reconnaitre que tout ce qui nous éprouvons encore n’est pas un endroit « safe » où demeurer.